Nevill

Album Avancer (2014)

1. Laisse moi imaginer

2. Avancer

3. Les Couleurs

4. Déracinés

5. N'oublie jamais

6. Les mémoires qui s'effacent

7. La main sur un fusil

8. Tu cours apres l'amour

9. Tu ne me vois pas

10. Juste pour un instant 

11. Le temps ou j'inventais ma vie

12. Tu m'as donné la vie

 

Nevill: Chant, guitares, textes et musiques

Christophe Van Huffel: Basses, claviers et arrangements

Matthieu Rabaté : Drums

Irene Porcu : Choeurs

David Ladu: Harmonica

Réalisé au Studio 7Love (F) par Christophe Van Huffel

1. LAISSE MOI IMAGINER

 

Lumières sur la ville

Commencent à s’allumer

Petit bonheur tranquille

A tes côtés

Ma main dans la tienne

Commence à frémir

J’imagine des scènes

Qui te feraient rougir

 

Suspendues Ă  un fil

Des questions défilent

Est-ce que notre idylle

Sera indĂ©lĂ©bile ?

 

Si je suis sûr d’être toujours

A tes côtés quand reviendra le jour

Laisse-moi imaginer que je serai encore

Avec toi à l’aube de mon dernier aurore

 

Marqué de ton empreinte

Au plus profond de moi

Avec la seule crainte

Qu’est-ce qu’il en restera ?

Si le temps nous préserve

Des tempĂŞtes et des orages

 

A l’automne de notre vie

M’aimeras-tu encore ?

Notre amour sera-t-il

Toujours aussi fort ?


Si je suis sûr d’être toujours

A tes côtés quand reviendra le jour

Laisse-moi imaginer que je serai encore

Avec toi à l’aube de mon dernier aurore


Je suivrai ton chemin

Je m’accrocherai à ton destin

J’inventerai un univers

Pour conserver ta lumière


Si je suis sûr d’être toujours

A tes côtés quand reviendra le jour

Laisse-moi imaginer que je serai encore

Avec toi à l’aube de mon dernier aurore




2. AVANCER

 

Trop souvent tu déclines

Tes rĂŞves et tes envies

Tout ce que tu imagines

Pouvoir faire de cette vie

 

Avant qu’il ne soit trop tard

Tu voudrais Ă©crire les pages de ton histoires

Ne plus courir après des bonheurs illusoires

Avoir le courage d’avancer, d’ouvrir une brèche

Faire sauter ces barrages qui t’empêchent


D’avancer, aller plus loin que ton horizon

Pour avancer , franchir les murs de ta prison

Si le doute et la peur deviennent un peu ton credo

Alors n’écoute que ton cœur et tu iras…

Beaucoup plus loin

 

Trop souvent on te brise

Trop souvent tu t’enlises

On te fais jouer tous ces rĂ´les

Qui pèsent trop lourds sur tes épaules

 

Avant qu’il ne soit trop tard

Ravive cette flamme qui meure au fond de toi

Ne laisse pas le hasard t’emporter n’importe où

Et si ta renaissance est faite de souffrance

T’auras appris qu’il faut tenter sa chance

 

Pour avancer, aller plus loin que ton horizon

Pour avancer , franchir les murs de ta prison

Si le doute et la peur deviennent un peu ton credo

Alors n’écoute que ton cœur et tu iras…

Beaucoup plus loin

 

Oublie le mot « Facile Â»

N’attends pas le temps des regrets

Même si la vie n’est pas docile

N’oublie jamais de dire qui tu es

 


Pour avancer, aller plus loin que ton horizon

Pour avancer , franchir les murs de ta prison

Si le doute et la peur deviennent un peu ton credo

Alors n’écoute que ton cœur et tu iras…

Beaucoup plus loin

 

Pour avancer, aller plus loin que ton horizon

Pour avancer , franchir les murs trop hauts de ta prison

Pour avancer

Pour avancer

Pour avancer

3. LES COULEURS

 

Si le rouge habille si bien l’amour

Le gris me poursuivait tous les jours

Et le vert symbole de l’espérance

Comme le noir certains soirs  celui de mes errances

Peu Ă  peu les teintes opalines

Avaient perdu leur éclat d’origine

 

Blanche la couleur de mes nuits

Avant  que tu me dises oui

Azur la couleur de mon ciel

Depuis que je suis au pluriel

Comme les teintes qui s’imposent

Sur un tableau que l’on compose

Peu Ă  peu toutes les nuances

Ont ressurgis comme une Ă©vidence

 

J’ai retrouvé les couleurs

Que je croyais ne plus exister

Tu as réinventé la lumière

Illuminé mon univers

 

Pâles les rayons du soleil

Sombres les couleurs d’un pastel

Fades les couleurs d’un Mirò

Depuis que j’ai goûté à ta peau

Comme le jour que j’ai découvert

A l’instant de ma naissance

Je savoure cette lueur salutaire

Qui est entrée dans mon existence

 

J’ai retrouvé les couleurs

Que je croyais ne plus exister

Tu as réinventé la lumière

Illuminé mon univers


Avant toi je vivais

En noir et blanc, dans le néant

Avec toi l’obscurité

S’en est allée

S’en est allée

 

 

J’ai retrouvé les couleurs

Que je croyais ne plus exister

Tu as réinventé la lumière

Illuminé mon univers

 

4. DERACINES

 

Ils sont venus de loin

Pour fuir la folie

Oublier les cris

Qui déchiraient la nuit

 

Oublier les armes

Qui volaient des vies

Oublier les larmes

Versées sur des amis

 

Pour venir ici, ils ont tout donné

Leur maison, leur famille il les ont abandonnés

Pour venir ici ils n’ont rien emporté

Que quelques guenilles et une âme meurtrie

 

Déracinés

Loin de pierres qui les ont vu grandir

Déracinés

Loin de la terre oĂą ils voulaient mourir

Déracinés

 

Au delĂ  des mers

Ils leur reste encore

Des parents, des enfants

Sont-ils dĂ©jĂ  morts ?

 

Une photo jaunie

Un peu chiffonnée

Leur rappelle ceux

Qu’ils ne peuvent oublier

 

Ce qu’ils avaient construit durant tout une vie

Ne sera désormais plus que des souvenirs

Quand ils sont partis ils n’avaient dans le cœur

Que l’espoir de trouver un peu d’amour ailleurs

 

Déracinés

Loin de pierres qui les ont vu grandir

Déracinés

Loin de la terre oĂą ils voulaient mourir

Déracinés


Ils cherchaient

Un peu d’amitié pour se réchauffer

Ils n’ont trouvé

Que de la méfiance pour leur différence


Déracinés

Loin de pierres qui les ont vu grandir

Déracinés

Loin de la terre oĂą ils voulaient mourir

Déracinés

Loin de la vie qu'ils rêvaient de bâtir

Déracinés

5. N’OUBLIE JAMAIS


Puisque l’espoir un peu fou

D’un chemin long et tranquille

Est devenu de plus en plus flou

Que ce soir je pars en exil

 

Puisque la vie nous a gâché

Sans que l’on ne voie rien venir

Puisque l’amour nous a lâché

Sans qu’on ait pu le retenir

 

Avant de partir

Je voudrais encore te dire

 

 N’oublie jamais

Que l’on s’est aimé

Que nos corps se sont serrés

Pour un enfant que l’on a fait

Qui nous ressemble Ă  tout jamais

 

Mes lendemains seront sans toi

Mes matins un peu plus froid

Y avait-il encore un sens

A ne sauver que les apparences

 

Jusqu’au bout je me serais battu

Si j’avais eu au fonde moi

La certitude de retrouver la foi

En ces sentiments qui se sont perdus

 

Je voudrais te dire

Avant que l’on se déchire

 

N’oublie jamais

Que l’on s’est aimé

Que nos corps se sont serrés

Pour un enfant que l’on a fait

Qui nous ressemble Ă  tout jamais


Puisque qu’auhourd’hui

Nos routes se séparent

Puisque aujourd’hui il est trop tard

Garde en toi tout ce que  je t’ai donnĂ©

Ne me le rends jamais

 

N’oublie jamais

Que l’on s’est aimé

Que nos corps se sont serrés

Pour un enfant que l’on a fait

Qui nous ressemble Ă  tout jamais

6. LES MEMOIRES QUI S’EFFACENT

 

On m’a donné sûrement un peu plus

Que ceux qui errent jour et nuit dans la rue

Fierté perdue dans la dope ou l’alcool

Vivant de rien, dormant dans les sous-sol

 

Dans ce monde qui les délaisse

Sans avenir, sans amour et sans promesses

J’en entends dire qu’ils ont joué avec le feu

Qu’on ne peut plus rien pour eux

 

Mais qu’on me garde de rester de glace

Face aux mémoires qui s’effacent

Peu Ă  peu , ici ou ailleurs

Quand un homme meurt seul et sans amour

C’est moi qui meurt à mon tour

De l’insolence de notre indifférence

 

On le sait, la vie n’est pas tendre

On me dit souvent prends ce que tu peux prendre

Soit pas idiot on te fera pas de cadeaux

Allège un peu ton fardeau

 

Porter sur moi toute la misère de la terre

J’en demande pas tant mais j’entends leur murmure

Et tant que le sang coulera dans mes artères

J’oublierai pas cers âmes qu’on emmure

 

Mais qu’on me garde de rester de glace

Face aux mémoires qui s’effacent

Peu Ă  peu , ici ou ailleurs

Quand un homme meurt seul et sans amour

C’est moi qui meurt à mon tour

De l’insolence de notre indifférence


Quand une main

Sur tend sur le trottoir

Cherchant les regards en vain

De  ceux qui ne veulent pas la voir

 

Pour un peu d’argent

De quoi manger décemment

Tu me dis « c’est le destin

On ne peut rien pour ceux qui n’ont rien Â»

 

Mais qu’on me garde de rester de glace

Face aux mémoires qui s’effacent

Peu Ă  peu , ici ou ailleurs

Quand un homme meurt seul et sans amour

C’est moi qui meurt à mon tour

De l’insolence de notre indifférence

7. LA MAIN SUR UN FUSIL

 

Soldat de fortune dans une armée en guerre

On m’a donné un fusil, appris à m’en servir

On m’a dit la cause est juste, et qu’il fallait faire

Sans réfléchir à ce qu’on allait me dire

 

Qu’on vive qu’on meurt n’a aucune importance

Pour ceux qui calculent nos avances

Nous ne sommes que des pions sur un Ă©chiquier

Ce sont les fous qui sont en train de jouer

 

Un ciel en feu, des tours qui tombent

Ont fait de moi un soldat, un justicier

Parti à l’autre bout du monde

Pour apporter une liberté sous-disant espérée

 

Les rivières couleront encore après notre mort

On ne changera rien Ă  la vie

Je ne suis qu’une fourmi la main sur un fusil

Pour ceux qui nous ont menti

 

Milliards d’années pour faire des montagnes

Milliards de morts enterrés sous nos pieds

Milliards de vies vécues pour rien

Des existences qui ont tant donné

 

Du Sud au Nord, de Paris Ă  Singapour

Les même joies pour un nouveau-né

La même façon de parler d’amour

Les même deuils pour ceux qui s’en sont allé

 

Je pense à tout ça au fond de mon désert

Entouré des amis que l’ont m’avait promis

Qui ont comme passe-temps favori

La fabrication de bombes qu’ils jettent sous nos

camions

 

Les rivières couleront encore après notre mort

On ne changera rien Ă  la vie

Je ne suis qu’une fourmi la main sur un fusil

Pour ceux qui nous ont menti


Je me dis qu’on jour quand tout sera fini

On pourra faire nos valises, reprendre nos vies

A moins qu’on nous l’aie déjà prise

A moins qu’on nous l’aie déjà prise

 

Les rivières couleront encore après notre mort

On ne changera rien Ă  la vie

Je ne suis qu’une fourmi la main sur un fusil

Pour ceux qui nous ont menti

8. TU COURS APRES L’AMOUR

 

Tu roules plus vite que le vent

Beaucoup plus vite que le temps

Juste un soucis en te levant

Celui de gagner beaucoup d’agent

En Ă©crasant sur ton passage

Tout ce qui pourrait te faire de l’ombrage

 

Ta Ferrari est bien vue

Quand tu descends l’avenue

Tes Ray Bans déshabillent les filles

Que tu voudrais mettre dans ton lit

Le seul amour que tu reçois encore

Je crois qu’il passe par la caisse d’abord

 

Et de Paris à Montréal

En hĂ´tels cinq Ă©toiles

De rendez-vous en rendez-vous

En verres d’alcool pour tenir le coup

Tu cours après l’amour

Après celle qui changerait tes nuits en jours

Tu cours après l’amour depuis toujours

 

Va vérifier sur tes écrans

La position de tes comptes bancaires

Va vérifier on sait jamais

Si le marché de l’or se casse la gueule par terre

Vois tu vois  j’ai pas un rond

Mais j’ai le rire des vivants

 

Et de Paris à Montréal

En hĂ´tels cinq Ă©toiles

De rendez-vous en rendez-vous

En verres d’alcool pour tenir le coup

Tu cours après l’amour

Après celle qui changerait tes nuits en jours

Tu cours après l’amour depuis toujours


Un jour fatal, tu finira

Un peu plus tôt que es autres sûrement

D’un arrêt du cœur on te mettra

Dans une belle caisse de bois blanc

Capitonnée avec tes billets

Tu auras l’éternité pour les dépenser

 

Et de Paris à Montréal

En hĂ´tels cinq Ă©toiles

De rendez-vous en rendez-vous

En verres d’alcool pour tenir le coup

Tu cours après l’amour

Après celle qui changerait tes nuits en jours

Tu cours après l’amour depuis toujours

9. TU NE ME VOIS PAS

 

Depuis que je t’ai croisée l’autre jour dans la rue

Avec ton joli sourire, ta jupe fendue

Cette lumière si douce qui se dégage de ton regard

Je crois que tu m’as plongé dans un sacré traquenard

Depuis je n’ai de cesse pour me faire remarquer

Pour que tu t’intéresses à ma personne

Mais rien n’y fait, il y a sûrement maldonne

Tu ne vois pas tout ce que je fais pour te gagner

 

Tu ne me vois pas

Tu ne me vois pas

Je rame, je fais des efforts

Pour gagner ton âme et ton corps

Mais toi tu ne me vois pas

 

Je me suis looké Harley, branché cuir

Pour éveiller en toi le désir

Cent fois devant toi je suis passé

Malgré le bruit tu ne m’a jamais regardé

Je t’ai fait livrer des bouquets de fleurs

Sans le moindre mot, pour que tu devines

Qu’elles venaient de moi, que j’attendais mon heure

J’ai vu les fleurs sur le balcon de la voisine

 

Tu ne me vois pas

Tu ne me vois pas

Je rame, je fais des efforts

Pour gagner ton âme et ton corps

Mais toi tu ne me vois pas

 

Depuis des mois j’ai tout essayé

Du Latin lover au rocker

Je commence à m’essouffler

Aurais-je commis des erreurs

Je ne sais plus quoi faire

Je ne sais plus quoi faire pour te plaire

 

Tu ne me vois pas

Tu ne me vois pas

Je rame, je fais des efforts

Pour gagner ton âme et ton corps

Mais toi tu ne me vois pas


 

10. JUSTE POUR UN INSTANT

 

Tu peux compter sur moi

Pour te dire Ă  mi-voix

Tous les mots tendres  

Que tu as envie d’entendre

 

Je voudrais te serrer

Au creux de mes bras

Te serrer te toucher

Sans contrainte, ni contrat

 

Quand la magie oprère

Nous emporte loin des galères

Des réalités mornes

Des sentiments que l’on écorne

 

Juste pour un instant

Te faire oublier

Ton passé, ton présent

Juste rĂŞver

Oh juste, pour un instant

RĂŞver

 

Parfois je me demande

Si le bonheur existe

Si ce n’est pas qu’une légende

Qu’on raconte aux gens tristes

 

Mais quand ton regard

Attise le fond de mes yeux

Quand la douceur m’égare

Qu’en moi tu mets le feu

 

Quand parfois tu m’envoûtes

Ne serait-ce qu’on moment

Je t’avoue que mes doutes

S’envolent aux quatre vents

 

Juste pour un instant

Te faire oublier

Ton passé, ton présent

Juste rĂŞver

Oh juste, pour un instant

RĂŞver


Je ne voudrais pas qu’on finisse

Au fond d’un abysse

Je ne veux que des moments doux

Par lesquels on oublie tout

 

Juste pour un instant

Te faire oublier

Ton passé, ton présent

Juste rĂŞver

Oh juste, pour un instant

RĂŞver

11. LE TEMPS OU J’INVENTAIS

      MA VIE

 

Il y avait une maison au bout d’un chemin

Un chemin qui ne menait Ă  rien

Des odeurs de fleurs au printemps

En hiver un manteau blanc

 

Il y avait autant de sourires Que de visages

De départs, que de voyages

Dans les wagons de notre imagination

 

On était qu’à l’aube d’une vie

Dont on ne savait encore rien

Ni comment jouer la partie

Ni les règles, ni notre destin

 

Mais que reste-t-il aujourd’hui

Du temps où j’inventais ma vie

Il n’en reste que des cendres

Que le temps s’est chargée d’épendre

Dans le vent

 

On affrontais tous les dangers

On se prenait pour des héros

MĂŞme si on se relevait toujours

Quand on mourrait pour de faux

 

Rien n’avait vraiment d’importance

On s’inventais des tas d’histoire

On ne connaissais pas encore la chance

Que nous avions de les croire

 

C’était l’image d’une carte postale

Le calme d’une nuit qui s’installe

La douceur de l’innocence La candeur de l’ignorance

 

Cet univers s’est éloigné

Peu à peu au fil des années

Et quand je ne supporte plus cet exil

Je rêve de retraverser l’écran

Me retrouver résident

De cette terre d’asile

 

Mais que reste-t-il aujourd’hui

Du temps où j’inventais ma vie

Il n’en reste que des cendres

Que le temps s’est chargée d’épendre

Dans le vent

12. TU M’AS DONNE LA VIE

 

La vie s’est calmée

Les secondes sont figées

Le soleil apaisant

En ce soir de printemps

Caresse les arbres en fleur

Et te donne du courage

Pour ne pas manquer l’heure

De ton dernier voyage

 

On se dit les mots

Qu’on ne s’est pas dit plus tôt

Ces mots qui ne coûtent rien

Et qui font tant de bien

Est-ce par trop de pudeur

Qu’on en a eu si peur

Est-ce que les masques ne tombent

Qu’au bord d’une tombe

 

Tu m’as donné la vie

Ce soir pour toi elle finit

J’ai bien compris qu’il faut dire « Je t’aime Â» Ă  ceux qui sont vivants

J’ai bien compris la logique du temps

 

Tu fermes les yeux

Sur ce monde et sur ceux

Qui t’ont rendu heureux

Jusqu’au dernier instant

Tu leur souris encore

Une dernière fois

Tu leur souris encore

Et puis tu t’endors

 

Tu m’as donné la vie

Ce soir pour toi elle finit

J’ai bien compris qu’il faut dire « Je t’aime Â» Ă  ceux qui sont vivants

J’ai bien compris la logique du temps

 

Il y en a qui partent Dans la douleur et la haine

D’autres comme toi Entourés de ceux qui les aime

On ne sait jamais Ni le jour, ni l’endroit

C’est notre vie et pourtant On ne choisit pas

 

Tu m’as donné la vie

Ce soir pour toi elle finit

J’ai bien compris qu’il faut dire « Je t’aime Â» Ă  ceux qui sont vivants

J’ai bien compris la logique du temps

 

Tu m’as donné la vie

Ce soir pour toi elle finit

Et quand bien meme, laisse moi encore te dire

Je t’aime

Je t’aime

Je t’aime